Dialogue politique en Côte d’Ivoire : « Il faut arrêter de faire du coq à l’âne » (Par le Père Zagore)

Le dialogue politique tant attendu par le peuple ivoirien est en train de mourir. Pouvoir et opposition s’enferment dans un affrontement qui n’a ni sens, ni raison d’être. Les élections présidentielles de 2020 auront été les plus malheureuses de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Ni le pouvoir, ni l’opposition ne doivent en tirer une quelconque gloire.

C’est pourquoi, il convient de rappeler au pouvoir en place que tout peuple a le droit de pratiquer la désobéissance civile quand, au plus haut sommet de l’État, les fondamentaux de la République sont gravement violés. Le viol de la constitution d’une république est un acte grave. Sous aucun ciel, on ne prouvera le contraire.

Alors si la justice veut vraiment être justice, elle doit d’abord traiter de cette question fondamentale du viol flagrant et délibéré de la loi fondamentale qu’est censé protéger le président de la République et ensuite situer les responsabilités au niveau des violences qui ont suivis. Il y a eu crime civil parce qu’il y a eu d’abord crime constitutionnel. Si la justice ferme les yeux sur une partie pour condamner l’autre partie, elle devient un appareil d’injustice.

Le dialogue politique vient donc pour essayer de tourner la page et penser la politique autrement. L’apaisement politique qui prévaut au pays avec une volonté ferme de dialogue doit pouvoir aider à aller de l’avant et créer les conditions pour que dans le jeu politique les fondamentaux de la politique soient respectés. C’est dans le respect et la vérité des règles que le jeu politique cessera d’engendrer la mort sous nos tropiques. Alors que nos politiques arrêtent de faire du coq à l’âne et repartent sur les chemins sacrés du dialogue pour le bien de tout un peuple fatigué de toute cette souffrance.

Père Donald Zagore sma

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