Le congrès extraordinaire du clergé ivoirien qui se tient du 7 au 11 juillet 2021 dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro, permettra de discuter de manière ouverte la question de la situation financière et matérielle des prêtres ivoiriens. Un problème majeur non seulement pour l’Eglise en Côte d’Ivoire, mais aussi pour toute l’Eglise en Afrique.
Les graves crises économiques que connaissent les pays africains rendent précaires la situation financière et matérielle des prêtres africains, pour la simple raison que, n’étant pas des salariés, ils vivent de la charité des fidèles, qui eux- mêmes deviennent de plus en plus pauvres. Il y a une chaîne de pauvreté qui prend de plus en plus force et face à laquelle il faut vigoureusement réagir. C’est pourquoi, il est nécessaire d’ouvrir le débat sur cette question pour en trouver des solutions idoines en vue d’améliorer la condition financière et matérielle des prêtres africains.
Aujourd’hui, l’église en Côte d’Ivoire travaille sur le programme d’une péréquation nationale pour permettre à tous les prêtres du pays d’avoir une rémunération commune. Ceci permettrait aux uns de ne pas vivre dans une précarité criarde pendant que d’autres dans un luxe pompeux, et aussi promouvoir et favoriser un esprit de solidarité entre les différents diocèses. C’est une initiative louable à saluer et à encourager.
Toutefois, il faudra aller plus loin pour jeter les jalons d’une réflexion profonde sur la théologie du prêtre dans le contexte économico-politique de l’Afrique d’aujourd’hui.
Le sacerdoce tel qu’il était vécu hier n’est pas le même aujourd’hui. Les temps ont beaucoup changé, les exigences sont de plus en plus grandes.
Père Donald ZAGORE, sma
