« Nous voulons étudier » est le nouveau cri des élèves. Seulement que j’ai l’impression que le cri n’est pas audible. Force est de constater que les élections ont englouti ce problème social et sociétal au point que les élèves se sont sentis abandonner par les autorités compétentes.
Monsieur le Président, avez-vous entendu le cri des élèves qui sont aussi vos enfants ? Ils disent qu’ils ne veulent plus rester à la maison. Ils veulent étudier comme les autres enfants qui sont dans le privé.
Monsieur le Président, c’est maintenant qu’il faut trouver des solutions durables en concertation avec l’ensemble des acteurs.
Monsieur le Président, avez-vous entendu le cri de cœur des parents qui sont tout aussi désemparés de la situation de leurs enfants ? Ils vous disent monsieur le président qu’ils sont inquiets, qu’ils ont peur. Leurs cris ressemblent au cri de la veuve qui pleure la mort prématurée de son époux.
Monsieur le Président, l’avenir de ces innocents dépendent de vous du moins tant que vous serez à la tête de ce pays.
Il n’est plus possible d’attendre Monsieur le Président. « Nous voulons étudier »!!!
Oui Monsieur le Président, c’est le nouveau chant entonné par les élèves et qui ne me laisse pas indifférent. Je m’indigne alors au vu et au su des imperfections dans la gestion de notre système éducatif.
Monsieur le Président, pour rappel, nous sommes au 21ᵉ siècle, le système était censé connaitre des améliorations à tous les niveaux surtout au niveau de la rémunération et de façon plus global au niveau du traitement social des enseignants.
Il est clair que le nivellement n’est pas la solution et ne peut ne jamais l’être. Cependant, Une solution durable est bien possible même s’il faut penser à des compromis et que les enseignants soient aussi habités par un esprit patriotique et de citoyenneté responsable.
Je doute fort que le budget du Sénégal en tout cas celui de l’éducation puisse garantir le juste minimum aux enseignants. Tellement, je le trouve insignifiant au vu de l’importance qu’occupe l’éducation.
À vous enseignants, de refuser que des politiques encagoulés infestent votre corps et fassent de vous des opposants du pouvoir pour des intérêts crypto personnel.
Un pays ne peut pas se construire dans des luttes continues et des revendications souvent fondées sur des causes inavouées. Il est temps de faire preuve de sagesse, de citoyenneté et d’amour pour la patrie. Que le gouvernement en ce qui le concerne fasse des propositions logiques, convaincantes et surtout durables.
Que les autorités religieuses et coutumières interviennent et accompagnent les protagonistes durant les négociations. Le poids desdites autorités peut bien influencer vers le bon côté.
Que les enseignants soient aussi raisonnables dans la revendication et acceptent les propositions qui vont dans le sens de la reprise des cours tout en sachant que le peuple est conscient des injustices qu’ils subissent.
Que le gouvernement revoit le système de rémunération et le traitement car c’est bien une question de justice sociale et de respect de la dignité humaine. Les enseignants sont de vrais soldats et sont aussi les premiers acteurs de développement et méritent tous les honneurs.
Vive les enseignants !
Vive la reprise des cours !
Théodore NDIAYE

Merci Monsieur NDIAYE pour le respect et la considération que vous portez à l’Education en général et la fonction enseignante en particulier.
Encore une fois, mes salutations les plus distinguées pour cette intervention de haute facture.