Les premières assises des institutions éducatives et sociales des Ecoles Pies de l’Afrique de l’Ouest se sont ouvertes ce mercredi 15 décembre 2021, à Dakar. Ces consultations qui se poursuivent jusqu’au 17 décembre ont pour objectif d’évaluer, après plusieurs années d’exercice, le parcours des piaristes dans le service des populations et de s’adapter aux situations nouvelles. Prennent part aux travaux les directeurs de ces institutions éducatives et sociales ainsi que les coordonnateurs des projets sociaux des piaristes, avec l’appui d’experts sénégalais en matière d’action sociale.
« Nous voulons cerner dans les différentes activités que nous menons, celles qu’on pourrait appeler action sociale ; voir selon nos lieux d’implantation quels types d’actions sociales innovantes nous pourrions proposer et arriver ainsi à proposer concrètement des actions sociales dans chacune de nos zones de présence, des actions en cohérence avec la réalité du milieu », présente le Père Carles Gil, Assistant provincial et Secrétaire général des Institutions éducatives et sociales.
Cette toute première édition est axée sur la situation des enfants et des jeunes vulnérables dans les zones de présence des piaristes. Il s’agit pour les Ecoles Pies de l’Afrique de l’Ouest de comprendre les besoins des milieux d’implantation de leurs institutions éducatives et sociales, en tenant compte des « défis économiques, professionnels et éducatifs du temps présent, et qui auront un impact réel sur la vie des bénéficiaires ».
Après plusieurs années d’engagement auprès des populations, ces assises sont aussi pour eux l’occasion d’évaluer leur parcours dans le service des populations et de s’adapter aux situations nouvelles : « A travers l’histoire des Ecoles Pies depuis Joseph Calasanz, plusieurs activités ont été créées et menées qui auraient aujourd’hui le nom d’actions sociales. Il s’agit alors de mieux les cerner et les adapter aux besoins actuels et d’en proposer dans une recherche continuelle d’innovation eut égard des évolutions technologiques ».
« Nous analyserons de fond en comble les nouvelles formes de pauvreté et les changements sociaux de la sous-région : l’exclusion (économique, sociale, physique…), drop-out scolaire, manque d’emploi, inégalité de genre, immigration, drogue, ghettoïsation de la pauvreté, familles dysfonctionnelles… ».
Par ailleurs, au cours de ces assises, les participants réfléchiront sur les projets qui ont un plus grand impact social, capitaliseront les bonnes pratiques et seront formés à la Théorie du changement social dans le but de trouver une inspiration qui aiderait les Écoles Pies de l’Afrique de l’Ouest et de les rendre aptes à développer leur propre théorie du changement en partant des contextes qui sont les leurs.
Pour rappel, présents au Sénégal depuis 1963, les piaristes, tout en menant des activités apostoliques, témoignent également d’un réel engagement en faveur des populations démunies à travers la mise en place de plusieurs œuvres éducatives (garderies, écoles, collèges, internats…), l’implantation de centres socio- professionnels (centre de formation, ferme-école) et la réalisation de nombreux projets. On les retrouve actuellement dans les régions de Dakar, Fatick, Ziguinchor, Thiès et Kolda.
Fidespost

C’est une présentation exceptionnelle de l’action sociale Piariste encrée sur l’engagement préférentiel envers le pauvre, le démuni, l’abandonné à lui-même, l’exclu, l’ignorant, … Cette action sociale se trouve être caduque dans certains endroits, d’où l’innovation que l’on recherche pour mettre à jour nos nos pensées, nos actions envers ce pauvre, puisque le monde évolue, la pauvreté gagne aussi de nouveaux visages. Nous sommes appelés à leur donner des noms, à les situer, à les circonscrire, à les muter pour qu’ils soient un atout pour la transformation sociale. Que ces Assises portent du fruit et que de l’intérieur du Pays on trouve des personnes soucieuses, touchées et meurtries par ces nouvelles situations qui gangrènent le pays, malgré que chaque année notre Etat évalue la croissance économique à au moins 5% et que ce volet ne se répercute pas sur la vie et la situation de ses citoyens qui se trouvent être de la banlieue au niveau urbain.
Le sénégalais doit ouvrir son coeur à aider et soutenir son frère. Les aides et subventions peuvent et doivent sortir du pays. Nous ne pouvons plus compter que sur les pays étrangers, surtout occidentaux. » Un pauvre peut aider un pauvre, un pauvre peut soulager son semblable, un sénégalais peut faire sortir de la misère un autre sénégalais ». Il suffit de donner du peu que nous disposons avec un coeur généreux et joyeusement, pas malgré soi. C’est ce que nous attendons du nouveau type de sénégalais.