« Oubi teyyy, grève teyyy » ! Rentrée scolaire programmée en octobre par le Ministère de l’Éducation et la rentrée en novembre initiée par certains parents. Le droit à l’éducation des enfants et étudiants ignorée royalement.
Auparavant, l’ouverture des classes était fixée, chaque année, au premier lundi du mois d’octobre. Quelques jours après, les cours débutent. Les choses sérieuses commencent, les classes sont pleines, les élèves sont présents. Même situation dans les universités …
Tout a changé maintenant. Cette année par exemple la rentrée est prévue pour le 13 octobre. Ce qui fait que beaucoup de parents d’élèves préfèrent attendre le mois de novembre pour inscrire leurs progénitures. Car ils calculent le paiement de la scolarité du mois d’octobre : « Pourquoi payer la scolarité pour une vingtaine de jours de classe ? ». Peu d’élèves sont, en effet, présents aux cours et les enseignants sont obligés de tout recommencer une fois que leur classe est pleine. C’est ainsi que beaucoup d’entre eux se voient obligés d’attendre le mois de novembre ou décembre.
Par ailleurs, certains parents ne privilégient pas les études de leurs enfants, ils préfèrent dépenser leur argent ailleurs plutôt que d’inscrire à temps leurs progénitures. Par contre, d’autres n’ont tout simplement pas assez de moyens. Pourquoi donc le Ministère de l’Éducation nationale a-t-il choisi cette date du 13 octobre, presque la fin du mois ?
De l’autre côté, il y a les enseignants qui attendent l’ouverture des classes pour réclamer leur dû à l’État, à travers des grèves. Le système scolaire sénégalais vraiment est chaotique. Je ne sais pas pourquoi le gouvernement fait la sourde oreille devant les enseignats qui se donnent corps et âme pour éduquer les élèves. Surtout que ce sont des pères et mères de famille qui ont des besoins. Ils méritent un meilleur traitement de la part de l’État, particulièrement du Ministère de l’Éducation, leur tutelle.
Cependant, chers enseignants pourquoi toujours attendre dès les premiers mois, après l’ouverture des classes, pour faire vos grèves et vos points de presse, entre autres ? Cette situation explique en partie le fait que beaucoup d’élèves fuient les établissements publics pour rejoindre le privé.
Le calendrier scolaire n’est plus respecté surtout dans le milieu universitaire. Programmes inachevés, les grèves incessantes sont à l’origine de la baisse de niveau des élèves. Ce qui me pousse à m’interroger sur la qualité du système scolaire au Sénégal ?
Bonne fête à tous les enseignants à l’occasion de la journée mondiale des enseignants célébrée ce 05 octobre (mieux vaut tard que jamais !) et bonne rentrée des classes aux potaches.
Lagina Gomis
