L’Immaculée Conception se fête le 8 décembre de chaque année, neuf mois avant la fête de la Nativité de Marie, soit le 8 septembre. Et ce, depuis 1477, par décision de Sixte IV. Cette fête souligne que Marie a été préservée du péché originel, dès sa naissance. Une vérité dogmatique proclamée par le Pape Pie IX déclare le 8 décembre 1854 dans la bulle « Ineffabilis Deus ». A ne pas confonde avec le dogme de la virginité perpétuelle de Marie ni à celui de la conception virginale de Jésus, c’est-à-dire l’affirmation de foi selon laquelle que Jésus est né d’une mère vierge par l’action du Saint Esprit, et demeurée vierge après sa naissance et jusqu’à la fin de sa vie.
Le dogme de l’Immaculée Conception
Le dogme de « l’Immaculée Conception » affirme que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. Dans sa bulle « Ineffabilis Deus », le Pape Pie IX écrit : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles. »
Trois aspects à relever de cette affirmation dogmatique :
- Marie a été préservée dès le moment de sa conception de toute souillure du péché et en particulier du péché originel.
- Elle a été préservée du péché en vertu des mérites du sacrifice de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ par anticipation puisque le sacrifice lui-même n’avait pas encore été réalisé au calvaire.
- Cette doctrine est fondée sur la Révélation. Elle est contenue dans la Sainte Écriture et dans la Tradition.
Mais il faut savoir qu’au long des siècles, l’Église avait déjà l’intuition que Marie, « comblée de grâce » par Dieu (Lc 1, 28), avait été rachetée dès sa conception. En effet, dès le Vème siècle, saint Augustin soutenait dans son traité sur la nature et la grâce que toutes les créatures ont été atteintes par le péché, par les conséquences du péché originel exceptée la bienheureuse Vierge Marie.
Cette proclamation est donc une explicitation par l’Église d’une doctrine qui a toujours été crue mais qui n’a pas toujours été explicitement enseignée.
Marie se présente elle-même comme l’Immaculée Conception
Ce dogme a été confirmé par des apparitions de la Vierge Marie. Quatre ans avant sa proclamation, en 1830, dans la chapelle de la rue du Bac, à Paris, Marie apparaît à sainte Catherine Labourée, auréolée de cette phrase : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».
Et quatre ans, encore, après la proclamation du dogme, en 1858, à Lourdes, sainte Bernadette Soubirous voit apparaître une belle dame qui lui dit, en patois : « Que soy era immaculada councepciou ». Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la sainte Vierge : « Je suis l’Immaculée Conception ».
C’est ainsi que le Concile Vatican II soulignera dans la constitution dogmatique sur l’Eglise, que Marie a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils » et que « indemne de toute tache de péché, ayant été pétrie par l’Esprit saint, [elle a été] formée comme une nouvelle créature » (cf. Lumen Gentium, 53).
